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AIKI-MindMap

Vous trouverez des Mind Map, ou cartes mentales, sur un peu tous les sujets repris dans ce blog. Une catégorie un peu fourre tout!

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samedi 26 septembre 2009

B.A-BA vocabulaire aïkido : "avant la technique"

Une série d'articles intitulés "B.A BA" du vocabulaire de l'aïkido destinés aux débutants (ou aux pratiquants qui n'auraient pas encore acquis le vocabulaire minimal). Au final, l'ensemble de ces articles seront regroupés dans une version imprimable "cahier aikiautrement n°2" . Le sujet à déjà été amorcé dans l'article "le vocabulaire technique de l'aïkido"
. L'idée n'est pas de proposer une liste exhaustive sous forme alphabétique, liste que l'on peut trouver un peu partout dans livres et les sites internet.
Le vocabulaire est ici présenté "en situation" : dans ce premier billet, le lecteur est placé au moment où il fait face à son partenaire "juste avant le début d'une technique". A ce moment là, de quel vocabulaire faut il disposer pour décrire la situation?

Mon attitude, ma posture - KAMAE - dépend en partie de la position des pieds qui est propre à la pratique de l'aïkido : triangulaire - SANKAKU ou URA SANKAKU (ITOEMI). De cette position découle la posture du corps, de profil : HAMNI. MIGI HAMNI si j'ai le pied droit devant, HIDARI HAMNI si j'ai le pied gauche devant. Si mon partenaire à le même pied sur le devant on dira que nous sommes en position AI HAMNI, position "comme lorsqu'on se serre la main". Dans le cas inverse , on dira GYAKU HAMNI. La distance - MA AI ou MAWAI - par rapport à mon partenaire est primordiale : pour gérer celle ci je peux me déplacer vers l'avant ou vers l'arrière sur un "pas glissé ou chassé" - TSUGI ASHI - ou en changeant de garde, de pied (marche "normale") AYUMI ASHI.

Clic la MindMap pour agrandir BA_BA_Vocabulaire_aikido_avant_la_technique.jpg

samedi 2 mai 2009

Mind map, aïkido, enseignement et apprentissage

Un point étape pour résumer, sous forme de carte mentale (Mind Map), les articles parus dans les rubriques Aï (合) , Ki (氣) et Do (道).
Dans cette carte, à partir du centre, enseignement et apprentissage, vont irradier :
1 Une branche Ki, une branche Do et une branche ciel/terre.
Chacune d'entre elle propose deux aspects :

  • l'un Yang - cercle, 气 et 首
  • l'autre Yin - carré, 米 et 辶

2 Deux autres branches sont regroupées sous l'étiquette "la voie du juste milieu" où l'homme doit trouver l'équilibre entre les qualités Yang et les qualités Yin, sens donné symboliquement par le triangle de l'idéogramme Aï 合. Un apprentissage et un enseignement bien conduit visent à concilier les opposés en les rendant complémentaires : qualité et quantité, spontanéité et réflexion, analyse et synthèse, etc.

Aikido_Apprentissage__enseignement.jpg

mardi 3 février 2009

Vocabulaire, terminologie, Culture, tradition et Aïkido.

Le vocabulaire de l’aïkido

Tout le vocabulaire, la terminologie propre à la pratique de l’aïkido, est d’origine japonais. Pour les langues telles que le chinois ou le japonais il existe des systèmes de translitération qui permettent de transposer des signes tels que les sinogrammes – les « Kanji » japonais - dans notre langue alphabétique latine. C'est ce que l'on appelle l'écriture "rômaji", littéralement écriture romane. Tout n'est pas aussi simple, il existe plusieurs systèmes de transcription. Pour le japonais c'est le système Hepburn qui est le plus usité même si ce n'est pas celui qui est officiel.
Pour les pratiquants d’aïkido, c’est le langage commun, incontournable : il faut apprendre un minimum de termes. Nous verrons ultérieurement qu’avec un peu de méthode, un classement adapté, cet apprentissage du vocabulaire peut devenir enrichissant. La carte mentale proposée lors de l’article précédent suggère que la langue, ou plus précisément l’écriture originelle – les kanjis – peut constituer un lien direct avec une culture et des traditions qui sont aux origines de notre art.

cartevocabulaire.jpg

Une approche très simplifiée de l’écriture japonaise.

Jusqu’au IVème siècle les Japonais n’ont pas de système d’écriture. Le Japon empruntera les graphies chinoises ainsi qu’une foule de termes et de textes chinois. Ils durent adapter l’écriture chinoise aux caractéristiques de leur langue : les mots chinois sont monosyllabiques et invariables tandis que le japonais est une langue polysyllabique dont les mots sont modifiés par l’adjonction de terminaisons et de suffixes. Un texte japonais comporte une proportion variable de caractères chinois, les « kanji », et de caractères phonétiques, les « Kana ».

Les « kana », signes phonétiques n’ont d’intérêt que si l’on souhaite apprendre le japonais.

Le syllabaire kana comporte en signes qui se déclinent en deux catégories de 46 signes graphiques complémentaires : les hiragana et les katakana.

Les katakana : La structure des katakana est rigide et anguleuse. ils ont été crées dans le but de simplifier l’écriture chinoise. Chaque katakana conserve quelques barres et points de son caractère d’origine mais garde sa valeur phonétique d’origine.
Ils servent à transcrire des mots d’origine autre que chinoise ou Japonaise ainsi qu’à préciser la prononciation d’un caractère chinois peu utilisé.
Les hiragana : À l’inverse des katakana, les hiragana ont une apparence onduleuse et souple. Ils sont dérivés des graphies de l’écriture cursive de caractères chinois : ils servent à transcrire phonétiquement tout ce qui dans la langue japonaise diffère trop du chinois pour être rendu par des caractères.
Très longtemps les femmes n’apprenaient que les hiragana ce qui ne leur laissait l’accès qu’aux textes « vulgaires » : romans japonais ou autres textes qui étaient le plus souvent transcrit ainsi.

Les textes « sérieux », philosophiques, scientifiques, ou historiques n’étaient transcrits qu’en caractères chinois – Kanji en japonais -

Kanji signifie ''"caractère d'écriture des Han" '' Il s’agit d’une écriture figurative où il est tout à fait possible d’apprendre le sens d’un caractère sans en connaître sa prononciation.
Ni les japonais, sous la pression américaine d’après la guerre, ni la révolution culturelle chinoise n’auront raison de ce système d’écriture unique.
Jusqu’à la seconde guerre mondiale tout caractère chinois pouvait être employé en japonais. Aujourd’hui leur nombre est officiellement limité à 1800 caractères sur les 8000 utilisés par les lettrés et calligraphes.

Quel intérêt ?

Dans « l’écriture et la psychologie des peuples » Jacques Grenet écrit :

« Alors que les écritures alphabétiques sont assez étroitement liées à cette réalité changeante qu’est le langage, ce que fit au contraire de l’écriture chinoise – et de la langue écrite chinoise – un remarquable instrument de civilisation, c’est son indépendance à l’égard des diversités dialectales et même linguistes. Les japonais, dont la langue diffère pourtant si profondément du chinois par son polysyllabisme et sa syntaxe, ont emprunté tout leur vocabulaire graphique savant à la chine. Cet héritage pèse d’un poids si lourd et il a une telle valeur à la fois du point de vue sémantique et du point de vue esthétique que les Japonais n’ont pu se résoudre à le sacrifier au profit d’une écriture alphabétique qui aurait pour effet une confusion des sons et des formes. »


Dans « Les idéogrammes chinois ou l’empire des sens » - Joël Bellasen et Wong Wa :

« Une langue et son écriture, que celle-ci soit idéographique ou phonétique, ne sont pas une simple strate de connaissance, mais quelque chose qui structure l’individu. À travers une langue et une écriture particulière transparaît une perception et une approche du monde différente. Et quand celle-ci privilégie le sens, la combinaison l’espace et l’image contre la verbalisation et le découpage analytiques, il peut être intéressant d’observer en quoi certains aspects d’un univers culturel (philosophie, psychologie, esthétique, tradition pédagogique, ….), peuvent se déduire en partie de la nature même de cette écriture. »


Dans notre « sphère Aïkido », à la question : Il est donc nécessaire selon vous de connaitre la culture japonaise pour comprendre l’Aïkido ? Me TAMURA Répond :

"Ce n’est pas indispensable mais cela permet probablement d’aller plus vite, c’est un fait indéniable. Si on prend simplement l’exemple de la langue, pour un japonais, même débutant, shiho-nage est assez explicite. Et lorsqu’il entend le nom de la technique cela précise son application physique. Il comprend que c’est une projection dans les quatre directions, peut facilement en déduire que cela signifie symboliquement toutes les directions et pénétrer plus profondément le sens de cette technique. Lorsqu’on traduit irimi en français cela devient « entrer » mais cela reste assez vague et il est difficile de s’appuyer sur ce mot pour comprendre la technique. C’est la même chose pour hitoemi, ou sankakuho. Un japonais comprendra souvent instinctivement ce que signifient ces termes car ils sont associés à des kanjis (idéogrammes) qui ont un champ d’expression à la fois vaste et subtil."


samedi 24 janvier 2009

Aikido et cartes heuristiques

Heuristique?

D'après le Grand Larousse encyclopédique : Adj. (du grec heuriskêin, trouver), qui consiste ou qui tend à trouver.
La carte heuristique est une technique de représentation graphique d'idées et des relations entre ces idées. Une telle représentation s'appelle également une Mind Map®, schéma heuristique, topogramme, carte mentale , etc.
Tony Buzan, l'inventeur du concept du mind map, le définit comme "une manifestation de la pensée irradiante. La pensée irradiante (du verbe "irradier", qui signifie "se propager à partir d'un centre") désigne des processus associatifs qui partent qui partent d'un point central.
La démarche heuristique permet d'aborder la complexité dans ce qu'elle contient de plus riche, parce qu'elle la rend intelligible sans la réduire à quelque chose de simple.
Dans l'acte d'apprendre, la démarche heuristique nous amène à comprendre en éprouvant, de deviner plutôt que savoir, de se poser de nouvelles questions plutôt que rester figé dans un questionnement initial.

Voici comment on peut, en une seule page A4, représenter l'aïkido avec les interactions entre ses différentes composantes et les interactions avec son environnement culturel.
Aikidomindmap.jpg

A partir du Centre - AIKIDO - vont irradier les principales composantes mises en relation avec des éléments extérieurs pour donner une vision globale.

Une série de billets viendra préciser le sens et le contenu possible de chacune des branches.


Quelques sites et blog en relation avec cet article.

  • Une des références en la matière

Petillant

  • Un blog pour ceux qui aiment les représentations graphiques, vraiment très bien!

Serrial Mapper

  • Un article du Blog innovablog :

''Les secrets de la pensée libérée : 27 façons d’utiliser le mindmapping (cartes mentales)''

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