AikiAutrement

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dimanche 9 janvier 2011

Aperçus d'Aïkido Traditionnel.

LOGO_GENAY.gifLe terme traditionnel est utilisé par de nombreuses écoles d'aïkido, chacune d'entre elle en a sa propre représentation, qu'elle soit affichée ou implicite, d'autres l'utilise comme simple argument de marketing. Il appartient à chacun de donner sa définition, même si celle ci ne reste qu'un aperçu : l'aïkido se pratique.
Sur le nouveau blog du Dojo de Genay, http://aiki-do.fr, voici ma définition, ce sera chose faite!
Un extrait :

Le fondateur de l'aïkido, Morihei Ueshiba, ne nous a pas légué un produit manufacturé. Pas de normes, pas de catalogue technique figé. C'est ce qui en fait la force et l'intérêt, une invitation à la créativité en prenant à contre pied le standard en vogue qui place la compétition comme moteur de la réussite et de l'épanouissement. Voici ce qu'il faut préserver.
Il ne peut pas être question de se targuer d'enseigner LE VERITABLE et AUTHENTIQUE Aïkido, c'est une chimère, une chausse trappe qu'il faut éviter. La seule voie possible est d'étudier avec une cohérence sans faille, croire en ce que l'on fait tout en respectant le travail de ceux qui ont choisi une voie différente dans leur pratique.
TRADITIONNEL, c'est le DO 道 , la manière de faire, qui se décline tant dans la pratique, que dans son cadre ou dans les concepts pédagogiques qui guident l'enseignant.

Lien vers: la suite de l'article (disponible en version PDF).

dimanche 10 octobre 2010

Génèse de l'Aïkido : la vie de Morihei Ueshiba.

Voici un exemple de la force des Mindmap pour présenter des d'événements multiples et interdépendants.

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vendredi 23 avril 2010

Pourquoi traditionnellement le pied gauche se lève en premier.....

Cette question posée en commentaire de l'article "introduction au kanji DO 道" donne l'occasion de faire le lien avec un autre billet publié plus récemment "omoté/Ura et Yin/Yang".

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samedi 13 février 2010

Cahier N°2-2 Aïkido, le vocabulaire du dojo.

Deuxième volet du BA-B.A du vocabulaire utilisé dans la pratique de l'aïkido : le dojo.
Dojo signifie littéralement « le lieu où l'on pratique la voie ». Quatre cartes mentales composent ce cahier 2-2 :

  • Nommer les différents emplacement dans le dojo.
  • Les acteurs dans le dojo.
  • L'étiquette, le rituel.
  • La tenue vestimentaire.

samedi 10 octobre 2009

B.A-BA vocabulaire aïkido : situations et méthodes d'entraînement

DOJO_KODOKAN.jpgTrosième volet du B.A- BA du vocabulaire de base de l'aïkido : après B.A-BA vocabulaire aïkido : le Dojo, lieu de la pratique, les différentes situations et méthodes d'entraînement.


En fonction des ses objectifs pédagogiques, le professeurs d'aïkido va pouvoir s'appuyer sur une large palette d'outils.
Il pourra placer les élèves dans trois situations différentes pour exécuter une technique d'aïkido : TACHI WAZA où les 2 partenaires sont debout ; HAMNI HANDACHI WAZA, où l'un des deux partenaire est debout, l'autre est à genoux ; SUWARI WAZA où les deux partenaires sont à genoux.
Le professeur précisera également la forme de travail : GO NO GEIKO, entraînement statique, où on laisse le partenaire saisir fermement. Ce travail renforce les muscles, tous les segments du corps sont placés dans le même sens c'est GO TAÏ.
Dans la situation JU NO GEIKO, l'entraînement est souple, la technique débute juste avant que la saisie ne soit ferme. Ce travail favorise la fluidité, le corps doit être souple (JU TAÏ), disponible : littéralement EKI TAÏ signifie "(Corps) fluide, liquide".
Deviner quelle va être l'attaque, anticiper, ne pas laisser l'initiative au partenaire est la troisième forme de travail : RYU NO GEIKO, c'est KI TAÏ littéralement "Corps gazeux".
La forme d'entraînement (KEIKO HO) la plus usité dans le dojo est IPPAN GEIKO : Chaque partenaire effectue la technique demandée , à droite et gauche, en règle générale par série de deux. Pour changer le rythme de l'entraînement : KAKARI GEIKO : c'est toujours le même qui attaque sous la même forme ou avec des variations.
TANIZU KAKARI GEIKO est une situation équivalente mais cette fois ci avec plusieurs attaquants. FUTARI GEIKO, situation avec deux attaquants, est une situation plus formelle, la technique "répertoriée dans le catalogue" est exécutée avec deux attaquants.
Pour finir JYU WAZA, RANDORI dans la lexicographie du Judo, correspond à un travail "libre" qui met en évidence en fonction de l'attaque quelle doit être "la bonne réponse".
Au final atteindre TAKEMUSU AIKI qui désigne selon le fondateur de l'aïkido Morihei Ueshiba, la richesse créatrice de l'aïkido, la richesse des situations engendrées par un nombre restreint de principes.

Mind map : clic pour agrandir.

Vocabulaire_de_base_aikido-_Formes_et_methodes_d_entrainement.jpg

dimanche 4 octobre 2009

B.A-BA vocabulaire aïkido : le Dojo, lieu de la pratique.

Après les termes nécessaires pour décrire ce qu'il se passe " juste avant la technique" voir billet précédent B.A-BA vocabulaire aïkido : "avant la technique", aujourd'hui les termes du vocabulaire de l'aïkido pour décrire le Dojo, le lieu de la pratique.

En entrant dans le DOJO, les ZORI sont alignées sur le bord du TATAMI. Avant de débuter le cours tout le monde est en position SEISA. La tenue traditionnelle est composée d'un KEIKOGI (improprement appelé KIMONO), la veste est maintenue par le OBI que l'on distingue avec peine sur les côtés du HAKAMA indifféremment de couleur noir ou bleu nuit. Derrière le professeur -SENSEI - le mur situé face au sud dans un dojo traditionnel, s'appelle le KAMIZA. Sur celui ci, sied le portrait du fondateur de l'aïkido, O SENSEI qui est le titre réservé à Maître Morihei UESHIBA ; cette zone s'appelle le TOKONOMA. En face, le mur s'appelle le SHIMOSA ; là, les élèves sont alignés, de gauche à droite, des plus anciens - SEMPAI - aux moins anciens - KOHAI - les pratiquant d'ancienneté équivalente forment le groupe des DOHAI. Parmi les USHI DESHI, les élèves du dojo, quelques invités - SOTO DESHI - assistent au cours. Le cours va débuter, moment de concentration - MUKSO - avant le salut - REI - comme que le veut le rituel, l'étiquette, REIGI.

Clic pour agrandir la MindMAp
B_A_BA_Vocabulaire_de_base_aikido_le_Dojo.jpg

lundi 31 août 2009

Un petit point étape : article le plus consulté

C'est "haut la main" que l'article "ombres et lumières" reste depuis sa parution numéro 1 des consultations!
Une mise à jour s'imposait : quelques compléments sous forme de copie écran ont été ajoutées ainsi qu'un document joint extrait d'une prose.... assez curieuse....

lundi 8 juin 2009

Le dojo , carrefour de deux cultures.

Le dojo est le lieu de la pratique.

Comment transposer dans notre culture et notre société du 21ème siècle ce concept ? C'est une question identifiée mais laissée en suspens dans l'article "aïkido et cartes heuristiques" Comme tout lieu où se réunit un groupe d'individus l'organisation est régie par des règles spatiales et des règles qui définissent les relations entre les individus. Ces règles diffèrent d'une culture l'autre. Transposer l'aïkido dans notre société, si l'on veut préserver son aspect traditionnel, conjugue ces deux difficultés : l'aïkido véhicule à la fois un historique, des traditions et des coutumes des arts martiaux japonais et plus largement de la société japonaise. Dans notre société le dojo est le plus souvent situé dans un complexe sportif dont l'agencement spatial répond aux impératifs de sécurité et permet la co activité avec d'autres disciplines.

kanji_dojo.png ob_86dee4fef9cc85bea348e7a25aeed710_img-9561.jpgImaginons maintenant un de nos contemporain du pays du soleil levant qui découvre un dojo.

Le contemporain en question est un quidam pris au hasard dans la rue, son témoigange pourrait être celui-ci.

j'ai une honnête connaissance de la culture, des traditions et de l'histoire de mon pays, ce n’est pas parce que je suis asiatique, mais simplement parce que je vis depuis toujours au Japon et que ces sujets ont quelques intérêts pour moi.
Pratiquer l'aïkido dans le Japon du 21ème siècle n'est pas très répandu, il y a moins de pratiquant au Japon qu'en France! Par contre nous avons une longue tradition martiale qui s'est perpétuée jusqu'à nos jours grâce à une mutation, salvatrice pour ces arts traditionnels, qui a commencé vers la fin de l'ère Meiji. Cette période vit la disparition du système féodal, système qui aujourd'hui encore influence largement notre société. Même si les générations actuelles préfèrent s'orienter vers des sports médiatisés, il est de coutume qu'en passant devant le jardin public, j'entende une bande d'enfant, bâton en main, prendre leur première leçon de "Kendo". Une heure de suite, ils réitèrent un unique mouvement : lever le bâton au dessus de la tête en hurlant aussi fort qu'ils le peuvent. Ici l'apprentissage est imitation répétée en recopiant inlassablement un geste jusqu'à la perfection. On n’apprend pas une technique, on copie un individu supérieur.
Lorsque j'évoque le mot "dojo", ce ne sont pas les quatre lettres romanes qui me viennent à l'esprit, mais les deux kanji 道場. Mon érudition me permet de savoir qu'en chinois 道場 (prononciation "dào chǎng"), ces idéogrammes désignent un temple taoïste ou bouddhiste. Ceci ne m'étonne pas compte tenu de l'étymologie des caractères (1). De ce fait, le dojo - même si n’est que symboliquement s’il est situé dans un complexe sportif moderne - se doit d’être en harmonie avec la nature, l’univers : son orientation et sa structure ne se sont pas le fruit du hasard. Le mur situé face au Sud: "kamiza" 上座 est, comme me l'indique le pictogramme 上 est le côté honorifique, à l'inverse le pictogramme 下 -composé de 下座 qui s'écrit pour vous "shimoza"- m'indique que le mur d'en face est moins important, ce sera la place des pratiquants. Les élèves les plus anciens à l'Est, les autres côté Ouest. Je vous expliquerais tout cela plus tard.
En fait, nous pensons depuis fort longtemps que les activités profanes ont plus de chance d’aboutir lorsqu’elles se conforment à une sorte de mandat divin.
Dans le dojo comme dans toutes les demeures traditionnelles sied le « Toko no ma ». - côté "kamiza"- Il s’agit d’un renfoncement surélevé où le portrait du fondateur – Me Ueshiba - remplace le traditionnel rouleau peint encadré de tissus, au dessous duquel prône un bouquet de fleur. Dans sa forme la plus classique ce bouquet est composé de trois branches, trois fleurs aux tiges de longueur différente. La plus longue représente le ciel, la plus brève la terre ; entre les deux, l’homme. L’harmonie de ces trois composantes – conçue selon une morale d’inspiration confucéenne – signifie le monde dans sa totalité. L’ordre ainsi artificiellement conçu n’est que le reflet social instauré par les hommes. L’ordre, le rituel, les relations entre les individus dans le dojo me sont familières : comme dans la société japonaise l'homme a moins de droits que de devoirs - "Gimu" 義 務- et de dettes - "Giri" 義 理- définies par la position qu'il occupe dans la société. La docilité vis à vis des règles immanentes constitue une valeur essentielle de la vie sociale. Jadis dans les écoles on disait : « Lorsqu’un clou dépasse, on tape sur la tête ».
Ici, au Japon, les relations sont bâties sur le principe de l'inégalité entre les individus. A l’école, puis dans l’entreprise et bien sûr au dojo, au sein de groupes définis ou perçus comme des lieux, la hiérarchie est celle de l'antériorité. Le cadet, le débutant, est inférieur, il se montrera toujours honoré que l’on fasse appel à lui, même sous forme de brimade.
Ainsi les rituels dans le dojo ont des origines différentes, c’est très naturellement qu’ils coexistent. Certains rituels, et mouvements exécutés lors de la préparation ont pour origine la religion shintoïste, d'autres ont une origine martiale et d'autres encore n'ont aucune signification ou encore ne s'agit il que comme je vous l'ai exposé ci avant, que de comportement sociaux. J’ai du mal à vous expliquer cela, chez nous au Japon ce que vous appelez « correct », se dit souvent « beau ». C’est la réponse que nous apportons pour justifier des comportements d’apparence inutile. Par exemple, dans la cérémonie du thé qui est régie par un rituel d’une extrême complexité, le code ne revoie à aucune justification : le thé est un rituel qui n’a pas d’autre but que lui même. A l’origine il a été crée par les moines zen pour éviter de s’assoupir au cours de leur longues méditations, utilisé par les guerriers pour apaiser leur combativité ; c’est un support à la concentration.

(1).Dojo 道場 est composé par deux kanji

Do : voir les articles de la catégorie "Do"
Jo 場 : Une aire, un lieu. La partie de gauche du caractère 士 représente la terre, l'humus, la partie de droite 昜 Le soleil qui darde ses rayons( cf caractère Yang).