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Tag - Technique aïkido

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dimanche 6 décembre 2009

Cahier N°2-1 Glossaire technique aïkido

Chaque art, discipline ou métier a son jargon. C'est sous cet aspect qu'il faut envisager ce cahier : le jargon utilisé dans la pratique de l'aïkido. C'est le vocabulaire commun à tous les aïkidoka. Bien entendu ce premier volet consacré à la technique, n'est pas exhaustif mais il constitue un minimum, le B.A BA.
Le vocabulaire est présenté ici sous sa seule forme romanisée, en écriture latine et par conséquent amputé de la richesse que procure l'écriture figurative des kanjis (idéogrammes et sinogrammes). Bon nombre de termes sont intraduisibles, les traductions proposées sont donc pour la plupart très approximatives, j'ai choisi celles qui sont communément acceptées.
C'est pendant et juste après la pratique qu'il faut emmagasiner le vocabulaire en formulant ses propres moyens mnémotechniques, en créant des relations entre les diverses techniques et situations.
L'idée n'est pas de proposer une liste exhaustive sous forme alphabétique. Le vocabulaire est ici présenté sous forme de Mind Map – Carte mentale – chacune d'entre elle regroupe de façon thématique le vocabulaire minimal pour décrire une situation.

Huits cartes composent ce cahier. Chacune d'entre elle pourra être mise en regard avec un moment précis de la pratique.

  • Avant et après la pratique.
  • Formes et méthodes d'entrainement.
  • Principes et bases « Avant la technique ».
  • Principes et bases « Pendant la technique ».
  • Les attaques.
  • Les techniques d'aïkido.
  • Les armes.
  • Nommer une technique.


Pour télécharger : en bas à droite : une annexe

dimanche 29 novembre 2009

B.A-BA vocabulaire aïkido : glossaire des techniques d'aïkido

Dernier article avant la parution du 1er volet du cahier "B.A BA du vocabulaire de l'Aïkido" consacré au glossaire des techniques d'Aïkido.
Aujourd'hui, deux Mind Map :

  • l'une consacrée aux noms des principales techniques de d'aïkido, les KIHON WAZA - techniques de bases- et quelques HENKA WAZA - techniques complémentaires - .
  • L'autre aux noms des attaques les plus courantes, DORI (saisies), TSUKI (coups ou Atemi waza), GERI (attaques au pied) et UCHI (frappes dans le sens du Bokken)


Mind Map 1, Glossaire des attaques les plus usitées dans la pratique de l'aïkido : clic sur l'image pour agrandir.
BA_BA_Vocabulaire_Glossaire_technique_Aikido__LES_ATTAQUES.gif

Mind Map 2, Glossaire des Techniques les plus usitées dans la pratique de l'aïkido : clic sur l'image pour agrandir.
BA_BA_Vocabulaire__Glossaire_des_techniques_Aikido.gif

mercredi 11 novembre 2009

B.A-BA vocabulaire aïkido : "pendant la technique"

Cet article se place dans la continuité d'un billet précédent : B.A-BA vocabulaire aïkido : "avant la technique".
Dans le cas d'une saisie TE ODOKI permettra de libérer un poignet de l'emprise du partenaire, sur une attaque Shomen ou Yokomen, IKKYO UNDO - tous les segments du corps et le regard dans le même sens - est un principe qui est mis en évidence. KOKYU respiration qui part du Seka Tenden, favorisera cette utilisation optimale du corps et du potentiel énergétique, épaules relâchées, les gestes partent des hanches, c'est le corps qui transmet sa puissance vers les membres. En fonction de l'attaque et de ses différents paramètres, il faudra adapter le déplacement du corps -TAI SABAKI -. IRIMI ou TENKAN en sont les vecteurs et OMOTE/URA la résultante dont le dosage doit être en adéquation avec la situation vue sous l'aspect de la dialectique du Yin/Yang. Ce principe permettra de "prendre le centre", d'être à l'emplacement optimal qui favorisera une économie de geste et déplacement : le partenaire est mis en rotation autour de Tori qui aura la latitude de placer un ATEMI (attaque d'un point vital) pendant toutes les phases de la réalisation de la technique. Le MA-AI va induire les conditions favorables à une technique plutôt qu'une autre. Le SHISEI, posture correcte, corps droit , est maintenu sans discontinuité. Dès le départ il faut réagir comme si les deux partenaires étaient reliés par un fil ténu et invisible - KI MISUBI -, et aller dans le sens de la force du partenaire : KI NO NAGARE.

Clic sur la MindMap pour agrandir
B_A_BA_Vocabulaire_AIKIDO_realisation__d_une_technique.jpg

samedi 31 octobre 2009

La stratégie du "donnant-donnant"

kanji_AI_ASSEMBLAGE_REUNIR.gifNotre société sublime la compétition, à l'école et ce dès le plus jeune âge l'esprit de compétition est placé comme une valeur indispensable à la réussite, comme le moteur de la vie. Pour éviter que le doute ne s'installe et pour bien enfoncer le clou, le sport de compétition est devenu le roi despotique qui nous indique, nous martèle la direction à suivre : "peu importe la manière, seul compte le résultat". Nous sommes bien loin, comme le déplore Albert Jacquard, du sens initial du mot "sport" - en vieux français "despsorts" - qui signifiait "amusement", c'est à dire jubiler du fonctionnement de son corps pour obtenir de lui plus qu'il ne voulait donner. L'important n'est plus alors de vaincre, d'être pour un instant éphémère meilleur que l'autre; c'est ma progression qui importe : quel est mon point de départ, où en suis je aujourd'hui? Les performances des autres, de mes pseudo concurrents ne sont là que pour m'aider à trouver des solutions et par là me faire progresser. Il ne s'agit plus de compétition mais d'une émulation qui ne pourra prospérer que dans un esprit de coopération.
Vous avez dit Aïkido? En théorie oui, certainement. Le kanji 合 (Aï) qui compose le mot Aïkido recouvre les notions de réunion, harmonie, unir, réunir ses forces, faire des efforts communs, conformité, assortir (...). En réalité, l'aïkido n'échappe pas aux luttes intestines, aux prises de pouvoir et leurs cohortes de coups bas.... Même sur le tatami, qui n'a pas été confronté à un partenaire imbu de lui même rendant par là caduque toute étude d'une technique ou d'un principe?
La coopération entre individus, une utopie? Pas si sûr selon Alexrod qui affirme d'après ses observations que :

  • La coopération et l'entraide peuvent se développer, sans l'intervention d'un pouvoir central, en appliquant la stratégie de réciprocité dite du donnant-donnant , tit for tat en anglais.
  • Cette stratégie de réciprocité peut se développer, résister et prospérer contre d'autres stratégies moins coopératives.

Le jeu du "dilemme du prisonnier" (1) illustre bien le propos. Chaque joueur peut coopérer ou faire cavalier seul et doit faire son choix sans connaître la décision de l'autre. Quoi que fasse l'autre, il est plus payant de faire cavalier seul, mais si tous les 2 font cavaliers seul, au final ils s'en sortent moins bien que s'ils avaient coopéré.

Cette stratégie de coopération ne fonctionne :

  • Que si les individus impliqués sont appelés à se revoir, si le futur est engagé. (la confrontation unique favorise la trahison, pas de retombée par la suite)
  • Que si la stratégie de coopération et de réciprocité est affichée, claire, et par conséquent reconnue et identifiée par tous.


Son principe est :

  • De coopérer par défaut. (il vaut mieux gagner 100 alors que l'autre gagne 200, que de gagner 50 alors que l'autre ne gagnerait que 10.)
  • Dans un deuxième temps répondre de la même manière que l'a fait le concurrent lors de la rencontre précédente (trahir s'il a trahi). C'est le "donnant donnant". Continuer la stratégie de coopération


Robert Alexrod a fait appel à des spécialistes connaissant les stratégies dans les situations à somme non nulle (par exemple gagnant-gagnant), et sachant tenir compte de l'interdépendance des stratégies entre elles et de l'importance de l'historique des coups précédents. Plusieurs tournois informatiques, où s'affrontait par le biais de programmes modélisant différentes stratégies, ont été organisés. Il s'est avéré que les stratégies "bienveillantes" sont arrivées et tête et que "donnant-donnant" l'a emporté pratiquement à chaque fois démontrant sa robustesse.

En conclusion, même si au départ seule une minorité de groupes où d'individus "jouent la stratégie donnant- donnant", il vont se faire une place prépondérante, jusqu’à imposer leur stratégie. Cette coopération n’a pas besoin de coordination centralisée, elle peut s’entretenir elle-même.


(1) 2 hommes sont soupçonnés d'un crime. La police les met dans des cellules séparées et leur propose un marché: si l'un avoue et l'autre pas, celui qui avoue est libéré, et l'autre prend 5 ans de prison, si aucun n'avoue (ils coopèrent entre eux) ils prennent tous les 2 un an, s'ils avouent tous les 2 (ils font cavalier seul), ils prennent 3 ans. Apparemment ils ont intérêt à coopérer entre eux, c'est à dire se taire. Mais que va faire l'autre? Dans ce cas, l'objectif est de prendre le moins de "points" (années de prison) possibles. Axelrod a retourné la règle en émettant des points positifs.

Ressources :

  • Albert JACQUARD : "abécédaire de l'ambiguïté".
  • Robert AXELROD : "Comment réussir dans un monde d'égoïste"

http://www.cnam.fr/lipsor/dso/articles/fiche/axelrod.
html http://www.lesechos.fr/formations/strategie/articles/article_4_4.htm
http://blog.tcrouzet.com/2007/05/24/le-dilemme-du-prisonnier/

dimanche 25 octobre 2009

B.A-BA vocabulaire aïkido : les armes, Boken, Jo et Tanto.

JO, BOKEN et TANTO sont les trois principales armes traditionnelles utilisées en Aïkido. BUKI WAZA est l'ensemble du travail aux armes. On peut travailler BOKEN contre BOKEN, JO contre JO ou TANTO contre TANTO ou encore opérer à un "panachage" : BOKEN contre JO, ... BUKI TORI est l'entraînement à main nue contre une des trois armes précitées. De l'entraînement individuel (par exemple SUBURI au boken) ou des enchaînement (KATA) au Jo (KUMI JO), au Boken (KUMI TACHI), le travail des armes est basé sur les fondements et les principes de l'aïkido : AIKI KEN (au boken, sabre en bois ). AIKI JO (au jo, bâton de 128 cm) et AIKI TANKEN (au tanto, couteau). Ce travail est très différent du KENDO, du JODO ou du AÏDO par exemple. On trouve, sur l'avant, les 3 positions de garde JO DAN KAMAE (garde haute), CHU DAN KAMAE (garde médiane) et GE DAN KAMAE (garde basse). HASSO KAMAE est une garde spécifique sur le côté au niveau de l'épaule ( elle est issue des écoles anciennes dont la pratique en armure avec le casque ne permettait pas de lever le sabre au-dessus de la tête). WAKI KAMAE garde basse vers l'arrière permettait de masquer la longueur de l'arme à l'adversaire. L'ensemble de ces situations offre des outils pédagogiques supplémentaires sur lesquels l'enseignant pourra faire appel pour éclairer une situation étudiée à main nue.
Article précédent : B.A-BA vocabulaire aïkido : situations et méthodes d'entraînement

Clic pour agrandir la Mind Map.
Vocabulaire_de_base__AIKIDO__Les_armes__et_formes_de_travail.jpg

samedi 10 octobre 2009

B.A-BA vocabulaire aïkido : situations et méthodes d'entraînement

DOJO_KODOKAN.jpgTrosième volet du B.A- BA du vocabulaire de base de l'aïkido : après B.A-BA vocabulaire aïkido : le Dojo, lieu de la pratique, les différentes situations et méthodes d'entraînement.


En fonction des ses objectifs pédagogiques, le professeurs d'aïkido va pouvoir s'appuyer sur une large palette d'outils.
Il pourra placer les élèves dans trois situations différentes pour exécuter une technique d'aïkido : TACHI WAZA où les 2 partenaires sont debout ; HAMNI HANDACHI WAZA, où l'un des deux partenaire est debout, l'autre est à genoux ; SUWARI WAZA où les deux partenaires sont à genoux.
Le professeur précisera également la forme de travail : GO NO GEIKO, entraînement statique, où on laisse le partenaire saisir fermement. Ce travail renforce les muscles, tous les segments du corps sont placés dans le même sens c'est GO TAÏ.
Dans la situation JU NO GEIKO, l'entraînement est souple, la technique débute juste avant que la saisie ne soit ferme. Ce travail favorise la fluidité, le corps doit être souple (JU TAÏ), disponible : littéralement EKI TAÏ signifie "(Corps) fluide, liquide".
Deviner quelle va être l'attaque, anticiper, ne pas laisser l'initiative au partenaire est la troisième forme de travail : RYU NO GEIKO, c'est KI TAÏ littéralement "Corps gazeux".
La forme d'entraînement (KEIKO HO) la plus usité dans le dojo est IPPAN GEIKO : Chaque partenaire effectue la technique demandée , à droite et gauche, en règle générale par série de deux. Pour changer le rythme de l'entraînement : KAKARI GEIKO : c'est toujours le même qui attaque sous la même forme ou avec des variations.
TANIZU KAKARI GEIKO est une situation équivalente mais cette fois ci avec plusieurs attaquants. FUTARI GEIKO, situation avec deux attaquants, est une situation plus formelle, la technique "répertoriée dans le catalogue" est exécutée avec deux attaquants.
Pour finir JYU WAZA, RANDORI dans la lexicographie du Judo, correspond à un travail "libre" qui met en évidence en fonction de l'attaque quelle doit être "la bonne réponse".
Au final atteindre TAKEMUSU AIKI qui désigne selon le fondateur de l'aïkido Morihei Ueshiba, la richesse créatrice de l'aïkido, la richesse des situations engendrées par un nombre restreint de principes.

Mind map : clic pour agrandir.

Vocabulaire_de_base_aikido-_Formes_et_methodes_d_entrainement.jpg

samedi 26 septembre 2009

B.A-BA vocabulaire aïkido : "avant la technique"

Une série d'articles intitulés "B.A BA" du vocabulaire de l'aïkido destinés aux débutants (ou aux pratiquants qui n'auraient pas encore acquis le vocabulaire minimal). Au final, l'ensemble de ces articles seront regroupés dans une version imprimable "cahier aikiautrement n°2" . Le sujet à déjà été amorcé dans l'article "le vocabulaire technique de l'aïkido"
. L'idée n'est pas de proposer une liste exhaustive sous forme alphabétique, liste que l'on peut trouver un peu partout dans livres et les sites internet.
Le vocabulaire est ici présenté "en situation" : dans ce premier billet, le lecteur est placé au moment où il fait face à son partenaire "juste avant le début d'une technique". A ce moment là, de quel vocabulaire faut il disposer pour décrire la situation?

Mon attitude, ma posture - KAMAE - dépend en partie de la position des pieds qui est propre à la pratique de l'aïkido : triangulaire - SANKAKU ou URA SANKAKU (ITOEMI). De cette position découle la posture du corps, de profil : HAMNI. MIGI HAMNI si j'ai le pied droit devant, HIDARI HAMNI si j'ai le pied gauche devant. Si mon partenaire à le même pied sur le devant on dira que nous sommes en position AI HAMNI, position "comme lorsqu'on se serre la main". Dans le cas inverse , on dira GYAKU HAMNI. La distance - MA AI ou MAWAI - par rapport à mon partenaire est primordiale : pour gérer celle ci je peux me déplacer vers l'avant ou vers l'arrière sur un "pas glissé ou chassé" - TSUGI ASHI - ou en changeant de garde, de pied (marche "normale") AYUMI ASHI.

Clic la MindMap pour agrandir BA_BA_Vocabulaire_aikido_avant_la_technique.jpg

dimanche 13 septembre 2009

Projections, chutes et techniques d'aïkido.

kanji_nage_projection.png
Article précédent : Ukemi, les chutes un obstacle à la pratique de l'aïkido? Les katame Waza 固 技 sont des techniques d'immobilisation – kata (me) 固 signifiant « fermé, solide, dur ». Ces techniques telles que ikkyo, nikkyo, (….) vont conduire à une chute vers l'avant – Mae Ukemi - où il suffit de baisser et glisser sur le ventre en prenant appui sur un des bras, qui en règle générale, est resté libre.
Les Nage Waza 投 技 sont des techniques de projection. Na (ge) 投 signifiant « jeter, lancer ». Ces techniques vont conduire :

  • Soit à une chute vers l'arrière, chute contrôlée en pliant les genoux et en amortissant la chute en roulant sur le dos.
  • Soit une projection vers l'avant qui déclenche une chute plus ou moins spectaculaire. C'est ce type de projection sur l'avant qui pose le plus de problèmes. L'occurrence de se trouver confronté à une situation qui provoque de manière incontournable une chute vers l'avant « roulée » peut encore être réduite : presque toutes les techniques Nage Waza peuvent se transformer en Katame Waza. (et vice versa, ce qui permet d'ajuster la situation au partenaire)

Reste l'ensemble des Koshi nage et Kokyu Nage. Dans ces cas de figure l'effet « traumatisant » de la chute avant peut être largement minimisé pour les Koshi Nage en veillant à ne pas laisser deux débutants ensemble (lorsqu'elle est contrôlée la chute n'est pas violente), pour les Kokyu Nage, la situation Hamni Handashi – où celui qui fait la technique est à genoux – met en place une situation sécurisante qui permet de minimiser l'appréhension de la chute et favorise l'acquisition des pré requis.
Entrer dans cette logique nécessite de définir en préalable la notion de partenaire : Aïte ou Uke?

相手 Aïte (ensemble, réciproque, mutuel)
受 Uke : recevoir, réceptionner, subir/éprouver

dimanche 6 septembre 2009

Ukemi, les chutes un obstacle à la pratique de l'Aïkido?

kanji_ukemi.pngTrès souvent les chutes - sous leur aspect  aérien , envolé, « spectaculaire » - sont évoquées comme un obstacle à la pratique de l'aïkido. Si certaines écoles donnent à la chute à une valeur d'esthétique (que dire ds chutes dites « tampon buvard »!!?) et lui donne une place centrale, pour beaucoup la chute est un dictat inéluctable qui peut conduire de nouveaux pratiquants - lorsqu'ils n'ont pas renoncé à faire le premier pas - à laisser le kimono au fond d'un placard.


Chute, projection : Ukemi 受身. est composé des deux kanji :
受 Uke : recevoir, réceptionner, subir/éprouver
身 Mi : le corps

後受身 Ushi(ro) ukemi : Chute vers l'arrière
前受身 Mae ukemi : Chute vers l'avant


Dans de nombreux dojos le début de l'entraînement est inévitablement ponctué par une séance de chute. S'entraîner à chuter sans partenaire est une situation artificielle, rien ne vaut l'expérimentation en situation avec un partenaire. Cet exercice n'est positif qu'à dose homéopathique, le temps de donner quelques conseils de base. Un cours d'aïkido n'est pas un cours de gymnastique, il reste la possibilité pour ceux qui le souhaite d'enchaîner des séries de chute après le cours
Segmenter la pratique en créant des catégories en proposant des cours pour débutants, pour séniors, ne fait que contourner le problème et appauvrir le pratique. C'est se priver d'une des richesses de l'aïkido : un brassage de population variée (âge, condition physique, milieu social, ….) qui au travers de la pratique met en scène des situations qui ne trouvent d'issues que dans la conciliation des différences

En réalité, l'occurrence de se trouver confronté à une situation qui provoque de manière incontournable une chute avant « roulée » est réduite ( environ 20% des situations). La chute « envolée », spectaculaire ne doit devenir qu'un choix, un moment pour éventuellement se faire plaisir.

Suite dans le prochain article.

dimanche 21 juin 2009

Curiosité 1

Bientôt les vacances, un moment de détente. Quelques aperçus d'un livre trouvé par hasard il y a quelques années chez un bouquiniste. L'ouvrage à été édidé en 1905 à la suite d'un séjour au Japon de l'auteur. Le titre : "Jiu-Jitsu, méthode japonaise".
Aujourd'hui, voici un premier extrait de ce que l'on pourrait appeler la partie technique. Nous sommes un peu loin de l'aïkido mais ça vaut le coup d'oeil! On pourrait s'attendre à voir kimono, keigogi et hakama...,et bien non, costume, chemise blanche et noeud papillon rien de plus européen.
JUJITSU11.jpg La prise de main pour tomber un adversaire.
Extrait de la description : Le premier de tous les trucs enseignés est la prise de main pour tomber un adversaire. On empoigne la main, les doigts prenant appui sur la paume de l'adversaire, et l'on ferme le pouce de ce dernier qu'on rapproche le plus possible du petit doigt. (...) Aussitôt la main saisie, l'homme qui a fait la prise imprime au poignet de son antagoniste un violent effort de torsion en dehors et par dessus et s'efforce de le renverser. Si la chute semble douteuse, l'assaillant placera son pied droit en arrière de sa victime. Un coup brusque rapidement porté au dessous du menton avec le tranchant de la main restée libre augmentera les chances de succès. (....) Les japonais se servent cependant sans cesse de ce coup qui n'a aucune valeur comme riposte, mais qui est excellent pour mettre sur le dos un adversaire.

JUJITSU12.jpg La suite....Le coup de gosier avec le tranchant du poignet. Cliquez sur l'image pour agrandir
On peut saisir les poignets de l'adversaire mais ceci n'est pas toujours nécessaire. Le principal est de porter avec le tranchant du poignet un coup décisif sur le haut du thorax, en d'autres termes de frapper violemment avec le tranchant du poignet sur ce que l'on appelle "la pomme d'Adam".
Lorsque l'adversaire est par terre, on n'a qu'a se laisser tomber sur lui en lui appuyant le genou sur le creux de l'estomac et à recourir à la prise de gorge qui sera décrite plus loin. (...) Ce coup a l'avantage de ne pas blesser l'homme ainsi repoussé, à moins que celui ci n'ait la malchance de tomber sur la base du crâne. (...) Quand on le porte sur un trottoir d'asphalte, le coup peut être funeste. Dans les assauts courtois on prévient cet accident (fracture du crâne) en faisant usage d'un matelas. Si on l'exécute sur un matelas ou un tas de foin, il n'en peut résulter aucun préjudice pour des hommes en état normal. (...)

Bonne pratique! et attention aux trottoirs en asphalte....il semble que cela puisse être dangereux.

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